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1/06/2011 - Note de conjoncture 8 - Juin 2011

__ L'actualité des sondages   Présidentielle Selon le sondage réalisé par CSA/20 minutes, 54 % des Français déclarent toujours croire possible la victoire de la gauche en 2012 sans Dominique Strauss-Kahn. François Hollande (23 %) devance au premier tour Nicolas Sarkozy (22 %). Martine Aubry (23 %) serait ex-aequo avec le chef de l'État. Seule Ségolène Royal arriverait troisième (18 %) laissant Nicolas Sarkozy (23 %) et Marine Le Pen (20 %) au second tour. François Hollande remplace désormais Dominique Strauss-Kahn comme favori de la primaire socialiste (33 %), avec dix points d'avance sur Martine Aubry (23 %) et treize sur Mme Royal (20 %), selon CSA.   Selon le sondage BVA pour la presse régionale, au 1er tour de la présidentielle – M. Aubry ou F. Hollande – devancerait N. Sarkozy : de deux points (24 % contre 22 %) dans l’hypothèse Aubry et de six points (27 % contre 21 %) avec Hollande pour candidat. Dans le scénario Aubry (avec le comparatif de mars), Marine Le Pen recueille 17 % (-3 %), N. Hulot 12 % (+4), Jean-Louis Borloo 7 % (+1), F. Bayrou 6 % (+1), D. de Villepin (-2) et J-L. Mélenchon (+1) sont à 5 %. Les autres candidats réalisant 1 % ou moins. Ne se prononcent pas 16 %. Deuxième scénario (14 % ne se prononcent pas), avec Hollande candidat du PS : Le Pen, Hulot et Villepin réalisent le même score qu’avec Aubry candidate, Bayrou n’est qu’à 4 %, Borloo à 6 % et Mélenchon à 6 %. Un deuxième tour sans appel Qu’en serait-il si N. Sarkozy dissuadait J-L. Borloo et D. de Villepin de se présenter ? Dans le scénario avec Aubry (17 % ne se prononcent pas), la première secrétaire du PS fait 26 %, N. Sarkozy 23 %, Marine Le Pen 19 %, N. Hulot 13 %, F. Bayrou 10 %, J-L. Mélenchon 6 %, N. Arthaud 2 % et le candidat du NPA 1 %. Le sous-total bascule en faveur de la gauche menée par Aubry à 48 % contre 42 % à la droite et le MoDem est plus haut à 10 %. Avec Hollande, candidat qui recueillerait 29 %, N. Sarkozy serait à 22 %, Le Pen à 19 %, Hulot à 13 %, Bayrou à 8 %, Mélenchon à 6 %, Arthaud à 2 %, le NPA à 1 %. 15 % ne se prononcent pas. Le rapport gauche-droite de l’hypothèse Hollande se creuse alors spectaculairement en faveur de la gauche à 51 % contre 41 %. Le MoDem faisant 8 %. Le deuxième tour serait sans appel : 59 % pour Martine Aubry contre 41 % à Nicolas Sarkozy. 19 % ne se prononcent pas. L’hypothèse Hollande interpelle avec des chiffres ressemblant à un copier-coller des enquêtes avec l’hypothèse DSK : Hollande l’emporterait au deuxième tour avec 62 % contre 38 % à Nicolas Sarkozy. 19 % ne se prononcent pas. Selon le sondage Ifop/Paris Match, le cataclysme DSK ne bouleverse en rien l’échiquier politique français : l’envie de gauche continue à grandir (à 57 % contre 38 %). Dans l’opposition, les popularités de François Hollande et de Martine Aubry restent voisines (notamment au PS à 84 % chacun). En revanche opposés en duel, l’ex-premier secrétaire l’emporte nettement sur l’actuelle première secrétaire – qui a fait dimanche un pas vers la candidature – à 59 % contre 39 % (et à 52 % contre 47 % à gauche) : des chiffres qui confirment selon le politologue Gérard Le Gall « la moisson d’enquêtes d’opinion parue la semaine dernière sur les primaires ». DSK, dont la culpabilité n’est pas établie, accuse une chute vertigineuse de 33 points. Dans la majorité, Jean-Louis Borloo, qui essaie de se positionner en challenger de Nicolas Sarkozy peut se sentir pousser des ailes : sa place de numéro un pourrait accélérer sa toujours hypothétique déclaration de candidature, d’autant qu’en duel avec François Bayrou, il l’écrase (à 55 % contre 41 %). Enfin, les extrêmes trinquent : Marine Le Pen pour ses attaques ad hominem contre DSK (- 5 points) et Jean-Luc Mélenchon (- 10 points) pour sa piqûre de rappel contre le FMI et sa gestion.   Politique Le « Baromètre Métro-/OpinionWay publié pour mai 2011 analyse le palmarès de l’action gouvernementale et de l’opposition. La cote de confiance de Nicolas Sarkozy gagne cinq points en un mois à 32% d'opinions positives, tandis que François Fillon perd un point à 40%. Nicolas Sarkozy gagne 16 points auprès des sympathisants de droite. Le nombre d'insatisfaits de l'action présidentielle s'établit à 66%, en baisse de quatre points par rapport à il y a un mois. Le chef de la diplomatie, Alain Juppé, reste le plus apprécié des ministres du gouvernement avec 54% d'opinions positives (+1), devant son collègue de la Culture Frédéric Mitterrand (52%, inchangé), la ministre des Sports Chantal Jouanno (46%, -1) et la ministre de l'Economie Christine Lagarde (43%, +1). Dominique Strauss-Kahn, favori de la primaire socialiste, reste en tête à 51% d'opinions positives (il gagne un point) à égalité avec Bertrand Delanoë et juste devant François Hollande (50%, inchangé). Martine Aubry, premier secrétaire du PS, est cinquième à 46%, en baisse de 2%. Nicolas Hulot, candidat à la primaire écologiste pour l'élection présidentielle de 2012, fait son entrée dans le classement à la quatrième place avec 49% d'opinions positives.   Le baromètre Ipsos/Le Point constate sans surprise la baisse de DSK. Il sombre de la première à la onzième place, avec désormais 40 % d'opinion favorable (-12 points). Chez les sympathisants PS, DSK perd 15 points (65 % d'opinion favorable). C'est le maire de Paris Bertrand Delanoë, toujours très bien traité dans les sondages, qui est désormais le leader favori des Français. La chute du favori socialiste profite d'abord à François Hollande. Il gagne 4 points et arrive second au classement des personnalités politiques préférées des Français, avec 53 % d'opinion favorable, juste devant Martine Aubry qui se hisse de la septième à la troisième position. En revanche les sympathisants socialistes placent toujours la dame des 35 heures en tête de leur classement, avec un total de 81 % d'opinion favorable, contre 78 % pour François Hollande. Chez les centristes, Jean-Louis Borloo marque 4 points (52 % d'opinion favorable) et devient la quatrième personnalité politique préférée des Français. Quant au patron du MoDem François Bayrou, il gagne trois points (37 % d'opinion favorable) et se retrouve à la 15e position. Le chef de l'État amorce, quant à lui, une légère remontée dans les sondages, avec deux points de plus d'opinion favorable qu'en avril dernier (31 %), tandis que François Fillon stagne à 46 %. Tous deux restent loin derrière le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, qui recueille 51 % d'opinion favorable sur l'ensemble des sondés et culmine à 79 % dans son propre camp.   Selon l'Ifop, avec 8,9 % de voix au premier tour des élections cantonales, le Front de Gauche a certes raté la barre symbolique des 10 % mais il a atteint néanmoins certains de ses objectifs. Il progresse tout d’abord par rapport au score du PC seul en 2004 (7,8 %), il améliore ensuite ses résultats des régionales et des européennes et enfin, il est parvenu à coiffer au poteau Europe Ecologie / Les Verts (8,2 %) s’arrogeant ainsi la place de second parti de la gauche. Le Front de Gauche occupe aujourd’hui un vrai espace dans le paysage politique français. La dynamique unitaire créée autour de ce dernier a parallèlement permis d’enrayer le recul historique du PC puisque sur les 1461 cantons où le PC était présent en 2004 et le Front de Gauche en 2011, le résultat passe de 9,2 % à l’époque à 10,5 % aujourd’hui.   __ Politique   Lu dans Marianne (21/05) «La vraie fidélité à l'esprit du CNR, qui s'était fixé des idéaux émancipateurs, passe plutôt par un travail collectif multiforme pour trouver des solutions adaptées à la France de 2011, qui n'est plus vraiment celle de 1945. En fait, cette quête d'une formule miracle n'a rien d'étonnant. Elle est la conséquence presque inévitable de l'explosion simultanée de trois modèles : le modèle productiviste né de la révolution industrielle ; le modèle de solidarité sociale promu en Europe à la Libération ; le modèle néolibéral issu de la révolution conservatrice, qui explose avec la crise. Tous ces paradigmes doivent bouger pour renverser la logique dominante, avec comme priorité la place des êtres humains. C'est un formidable défi, dont on comprend qu'il puisse donner le tournis. Il n'est assurément pas simple de sortir de la dictature des actionnaires et du tout-marché régi par la loi du plus fort. Fonder une nouvelle démocratie, articulant représentation et participation directe des citoyens, dans l'entreprise comme dans la vie de la cité, peut ressembler au combat de Sisyphe face à son rocher. Mais nul ne peut y échapper. Ce n'est pas dans le programme du CNR que l'on trouvera des formes de propriété permettant de dépasser le face-à-face stérile entre l'étatisation et la privatisation généralisée. Tels sont pourtant les défis auxquels se heurtent aujourd'hui tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'ordre (injuste) des choses. »   __ Études, rapports, documents et chiffres   Inégalités au travail Le Bureau international du travail relève, dans un récent rapport, qu'en dépit des progrès continuels de la législation anti-discriminatoire, la crise économique et sociale mondiale a accru les risques de discrimination à l'encontre de certaines catégories de personnes, comme la main-d'œuvre immigrée.   Le Rapport mondial sur le développement 2011 a été publié officiellement ce lundi, sous l'intitulé "Conflit, sécurité et développement", au siège de l'Union africaine à Addis Abeba. Ce rapport se concentre sur l'impact de la violence sur le développement, considéré par la Banque mondiale comme une préoccupation majeure, a déclaré la représentante de la banque Sarrah Cliffe. Environ 1,5 milliard de personnes dans le monde vivent dans des zones affectées par un conflit politique, et ces zones sont fréquemment marquées par la pauvreté, la malnutrition, et l'absence de scolarisation des enfants, a-t-elle ajouté. La prévention des conflits et de la violence est ainsi une préoccupation centrale pour tous les acteurs du développement, a déclaré la représentante. "La légitimité des institutions est la clé de la stabilité, et investir dans la sécurité des personnes, la justice et l'emploi est essentiel pour réduire la violence", estime ce rapport. D'après ce rapport, 90% des guerres civiles au 21ème siècle ont eu lieu dans des pays qui avaient déjà connu une guerre civile au cours des 30 années précédentes. Quelque 42 millions de personnes sont actuellement déplacées en conséquence de conflits, de violences et de violations des droits de l'Homme, selon les rapport. Sur ce nombre, 15 millions sont réfugiés en-dehors de leur pays, et les 27 autres millions déplacés à l'intérieur de leur propre pays.   Le Centre d'analyse stratégique vient de publier sa note d'analyse: Emploi et chômage des jeunes : un regard comparatif et rétrospectif. La crise de 2008-2009 a confirmé la sensibilité particulière de l'emploi des jeunes aux retournements de conjoncture : leur taux de chômage a augmenté de 6 points dans les pays de l'OCDE (2,5 fois plus que l'ensemble des actifs), effaçant l'amélioration des dix années précédentes. Cette dégradation, observée en France, a été encore plus prononcée chez certains de nos voisins européens. Ce constat masque toutefois une transition école-emploi très différenciée selon les pays (durée des études, cumul emploi-études, etc). Si le nombre de jeunes actifs (15-29 ans) s'est réduit en France de 2,1 millions en trente ans, la démographie n'y a contribué que pour moitié (- 1,2 million). La différence s'explique par un puissant mouvement de poursuite d'études qui s'est opéré jusqu'au milieu des années 1990. Pourtant, l'élévation rapide du niveau de diplôme n'a guère relâché les tensions à l'entrée dans la vie active des jeunes dont les difficultés demeurent (chômage, statut d'emploi, salaire).   Alors que le thème de la « convergence franco-allemande » est sur les lèvres d'un grand nombres de responsables politiques français, l'Institut Thomas More publie sa nouvelle Note de Benchmarking, consacrée à une analyse comparative approfondie de la dépense publique en France et en Allemagne. 163 milliards de plus... Rapporté à son PIB, la France « consomme » 163 milliards d'euros de plus de dépenses publiques par an que l'Allemagne. Tel est le point de départ, spectaculaire, de la présente étude. Partant du constat qu'on vient d'indiquer – 163 milliards d'euros de dépenses publiques en plus –, nous ne prétendons pas affirmer que la France peut – et doit – couper, en suivant aveuglement le « modèle » allemand, 163 milliards de ses dépenses... Mais dans la mesure où on ne peut raisonnablement affirmer que l'État allemand rend à ses concitoyens un service significativement moins bon que l'État français, il nous est apparu qu'il était possible d'identifier secteur par secteur des poches d'économies substantielles. C'est l'objet des pages qu'on va lire. Pour se faire, nous avons explorer 5 thèmes (santé, protection vieillesse, éducation, logement et fonction publique). Voici la synthèse de nos conclusions : > Santé 1. Avec le même niveau de dépenses publiques que le système allemand, le système de santé français coûterait environ 23,7 milliards d’euros en moins 2. A lui seul, le secteur hospitalier représente plus de 18 milliards d'euros de potentiel d'économies 3. En 2007, le solde de l'Assurance Maladie allemande était positif de 1,7 milliards d’euros alors qu’en France le déficit était de 6,4 milliards 4. Pour un niveau de qualité de soins comparable > Protection vieillesse 1. Rapporté à la population totale, 21,3% de seniors de plus en Allemagne mais un coût de 1,4% de PIB en moins 2. 20% de seniors en moins au travail et des retraites supérieures de près de 50% 3. Une politique française qui privilégie davantage ses retraités que l'Allemagne > Éducation : primaire et secondaire 1. Si la France ramenait sa dépense publique par élève au niveau allemand, cela représenterait une économie de 8,2 milliards d’euros 2. Mais on compte 30,9 milliards d'euros en plus en France de dépenses hors personnel enseignant 3. Des écoles primaires françaises plus petites, beaucoup plus nombreuses : plus de 3 milliards d'euros d'économies potentielles 4. Sur la base des standards allemands, pas moins de 7,6 milliards d’euros d'économies potentielles dans les collèges et les lycées français 5. Tout cela pour une performance légèrement plus médiocre que celle du système scolaire allemand > Logement 1. Une croissance de la population et des ménages français beaucoup plus forte qu'en Allemagne 2. Un parc de logements français inférieur au parc allemand : près de 720 000 logements manquants 3. Des coûts du logement en France bien supérieurs aux coûts allemands 4. Un « mal-logement » qui devient de plus en plus problématique en France 5. Des résultats médiocres malgré une incroyable disproportion de moyens mis en œuvre > Fonction publique 1. Rapporté à la population totale, on compte 24% de fonctionnaires de plus en France qu’en Allemagne 2. Rapporté à la population active, il y a 44% de fonctionnaires de plus en France qu’en Allemagne 3. Ce sureffectif produit un surcoût de plus de 30 milliards d’euros OCDE : des menaces pèsent sur la reprise. La crise n'est pas terminée et la reprise risque d'être freinée si les menaces qui planent sur l'économie mondiale, comme une poursuite de la flambée du prix du pétrole ou un ralentissement plus marqué que prévu en Chine, devaient se conjuguer, a estimé mercredi l'OCDE, dans ses dernières perspectives économiques. La reprise devrait donc toujours traverser un trou d'air cette année, avec une croissance mondiale de 4,2 % (après 4,9 % en 2010), avant de redémarrer l'an prochain à + 4,6 %. Pour les pays riches membres de la zone OCDE, l'organisation table toujours sur une croissance de 2,3 % en 2011 et 2,8 % en 2012. L'OCDE a revu à la hausse sa prévision de croissance pour la France en 2011 (à 2,2 %) et en 2012 (à 2,1 %). Logement en France. Selon une étude de l'Insee, entre 2000 et 2010, les prix des logements anciens ont plus que doublé alors que les loyers ont augmenté de 29 %, à un rythme proche de celui du revenu disponible des ménages.   __ Du côté des Think tanks   Notes de la Fondation Jean Jaurès 23 Mai 2011 « Des gesticulations à contretemps de l’ordre international qui émerge » Catherine Fraissinet, Henri Jolivet Face aux défis de la mondialisation, la politique étrangère française a adopté une posture défensive et réactive, à contretemps de l’histoire. Incapable de concilier ses ambitions et ses moyens, obnubilée par le court terme et les coups médiatiques, la politique de la France est devenue erratique, entraînant l’Europe dans son sillage. Téléchargez la note   La Commune de Paris, 140 ans après Alors que la Commune de Paris célèbre cette année ses 140 ans, quelle est l’actualité de cet événement révolutionnaire essentiel dans la mémoire socialiste ? Bien plus qu’un événement historique relégué dans le passé, la Commune nous offre en réalité une clé de lecture critique essentielle dans la compréhension de la démocratie présente. Téléchargez la note   13 Mai 2011. La puissance stratégique et militaire chinoise. La croissance économique de la Chine a eu pour corollaire une évolution rapide de ses moyens militaires et de ses ambitions stratégiques. Mais cette superpuissance régionale ne doit pas être source de crispations. Son émergence offre de nombreuses opportunités à la France, à condition de repenser notre rapport stratégique à la Chine.   Fondapol Colloque « Aimez-vous l’Europe ? » 9 mai 2011 – Compte rendu des débats: Table ronde n°1 : Sociologie du sentiment européen, Table ronde n°2 : L’Europe de l’idée aux valeurs, Table ronde n°3 : l’Europe pour quoi faire ?, Conclusion de Laurent Wauquiez. Lire la suite   Terra Nova. Note 23 mai 2011. L'excellence de la recherche ou la recherche de l'excellence ? Le Gouvernement a dévoilé fin mars la liste des cent "laboratoires d'excellence" (dits "labex"), un des projets phares du grand emprunt. Déclinaisons emblématiques d'une valeur "excellence" dont la répétition ad nauseam semble seule faire office de stratégie au sein du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les "labex" font s'interroger la communauté universitaire et scientifique sur les critères de leur sélection et leur mode de financement, révélateurs d'une appréhension simpliste des réalités du monde de la recherche. Une telle politique trahit une absence de vision et une volonté de déstabilisation de l'ensemble du système de recherche français, alors même que le renforcement des structures existantes semble prioritaire.   __ Agenda   Enquête sur les banlieues en France. Gilles Kepel. À paraître en septembre 2011. Suite aux violences urbaines de 2005, de nombreuses interrogations sont nées sur la capacité de la France "à faire société". Le malaise qui traverse les quartiers est-il dû à une panne de notre modèle d'intégration culturelle ou à des problèmes d'insertion sociale plus larges ? L'Institut Montaigne mène depuis plusieurs mois une grande enquête dirigée par Gilles Kepel à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil. Ces deux villes bénéficient aujourd'hui du plus gros plan de rénovation urbaine (dans le cadre du PNRU) de France, mais doivent faire face à un fort taux de chômage. Ce travail s'articulera autour de six chapitres : le logement et la rénovation urbaine, l'éducation, l'emploi, la sécurité et la régulation sociale, la participation politique, le rapport au religieux.   __

 

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le 07 juin 2011